lundi, 23 août 2010

Michel : "Un Costaud, c'est un footballeur avec les valeurs d'un rugbyman!"

Michel recrue.jpgTroisième volet de notre saga de l'été avec les recrues du FCC. Aujourd'hui : Michel, un défenseur d'expérience fan de Gigi.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le FC Costauds?

Le président m'a travaillé au corps pour que je signe, c’est un club qui me semble convivial alliant performance sportive et rigolade. Deux de mes rêves vont se réaliser : porter un maillot rose, une tenue assez rare,  et de jouer avec le marcassin (Gitannaldo), un phénomène!

Pensez-vous mériter de porter les couleurs de ce club mythique?

Pas facile, la pression est déjà là, mais je suis prêt à relever le défi pour m’imposer.

Qu'est ce qu'un Costaud selon vous?

Un footballeur avec les valeurs d’un rugbyman.

Quelles sont vos ambitions?

M’intégrer rapidement à l’équipe, apporter un peu de mon expérience des terrains et faire le doublé dès la saison prochaine.

Un mot, une anecdote sur le Président Pilou?

Je l'ai porté sur mes genoux le gamin, il a bien grandi et réalise un de ses rêves. Président d'un club de foot. Il y a de la graine de JMA chez lui !

 

Michel Chanut

"Surnom"   : "On va bien m’en trouver un"

40 ans 1m69   63Kg

Défenseur

Clubs précédents  : Francheville, St genis laval, FC Lyon, Dommartin, FC Zouzien, Bords de Saône, FC Deux Fontaines, Caluire SC(coach)

Principales qualités : on ne lâche rien !

Principaux défauts : mon jeu de tête et mon pied droit

Votre devise : Vers l'infini et au-delà

lundi, 16 août 2010

Gigi : "Je serai à 74 kilos début septembre" (!!)

DSC_0045.JPGA l’aube d’une deuxième saison au sein du FCC, Ggi nous a reçus au cœur de sa résidence secondaire sous le tunnel de Fourvière pour un entretien poignant. Il revient sur la saison écoulée, son éviction du staff, son traité de paix avec Michou, ses rêves inaboutis de présidence, son impossible régime…Une chose est sur, s’il a souvent la gueule de bois, il n’a pas la langue de même matière.

 

 

Gazetto de lo costauds : Bonjour Gigi, tout d’abord, comment allez vous ?

 

Gigi : Très bien je vous remercie,  je profite actuellement de la trêve pour me remettre à mon  travail de vendeur de pompes à chaleur. J’ai pris également un peu d’avance sur mes coéquipiers sur la préparation physique, perdre  dix kilos est mon premier objectif sur cette deuxième saison.

 

 

GDLC : 10 kilos, ce n’est pas mettre la barre un peu trop haut ?

 

Gigi : (il s’emporte) …Et pourquoi ? Car j’ai couru en moyenne 80 mètres par match cette saison ? Parce que je mange des tartines de mayonnaise ? Le problème n’est pas de savoir si c’est possible, c’est simplement une question de volonté. Je serai à 74 kilos début septembre, je prends tous les paris !  La volonté, la crème magique de Michou qui fait perdre deux centimètres de tour de ventre par jour,  l’anneau gastrique d’occasion que Namène doit me trouver sont les ingrédients qui vont m’aider à réussir.

 

 

GDLC : Cette perte de poids est-elle un passage obligatoire pour un ticket de titulaire, voir même une simple place au sein du club ?

 

Gigi : Ca c’est bien une parole de journaliste ! Ne lançons pas de polémiques quand il n’y a pas lieu de la faire. Oui le président me gardera même avec dix kilos de plus, « parole de Grec » m’a-t-il dit. Notre dernier conflit remonte à mon éviction du staff, c’est vrai, je n’ai pas apprécié la manière (Gigi a découvert l’infos par la presse) mais je ne peux pas lui en vouloir. Quand je vois que Sarkozy annonce le démantèlement des camps de roms, je ne peux que me satisfaire que le Président ne s’en prenne pas a ma caravane. C’est un été difficile pour nous c’est certains, la rentrée risque d’être chaude a Bucarest.

 

 

GDLC : Vos rêves de présidence ont peut être pesé dans son choix également ?

 

Gigi : Je ne crois pas, vous savez, même si on en a longtemps parlé cette saison, le passage pour  arriver à la présidence  m’est vite paru exigu comme le cul d’un hamster. Dès l’annonce de ma candidature, j’ai senti que le Président était soutenu par les supporters, j’ai reçu des courriers de menaces. J’ai vite senti que si mon arrivée à la tête du club aurait pu faire du bien à l’équipe, elle aurait fait beaucoup de déçus et donc des fans en moins et ce n’est pas mon objectif.

J’ai appris à faire mon mea culpa même si je reste convaincu qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne au sein du club…

 

 

GDLC : Vous visez quelqu’un en particulier ?

 

Gigi : Non pour la simple raison que s’il y avait une taupe au sein du club, ça ne serait jamais moi, je peux vous le garantir ! Balancer des noms ne servirait qu’à pourrir l’ambiance au sein du groupe…Apres, cela parait évident que délaisser une finale pour partir à Bali, c’est manquer de respect a son employeur…a mon goût.

 

 

GDLC : Vous parler de Michou ?

 

Gigi : Des milliers de français partent a Bali chaque année…C’est vous qui parlez de lui, pas moi ! D’autant plus que Michou et moi avons fait la paix, nous marcherons désormais main dans la main, et ce pour le bien du club.

 

 

GDLC : Pourquoi Michou serait avantagé par rapport à vous ?

Gigi : Je n’ai jamais dis ça ! Ce n’est pas parce qu’il joue avec son frère en attaque, un autre en soutien et un autre sur le banc qu’il est avantagé ! Par contre j’aurais bien aimé m’appeler Lahreche c’est certain…

 

 

GDLC : On sent un peu de jalousie dans vos propos, Michou a fini meilleur buteur...

 

Gigi : (il coupe) ...Et alors ? Diego il a souvent fini meilleur buteur ? Ce ne sont pas les buts qui font gagner des titres mais le collectif (Gigi reprend une phrase de Deschamps qu’il a lu le matin dans France football, Gigi n’est pas un type très original c’est sur).

Apres je reconnais qu’il mérite son titre de soulier d’or, je lui fais désormais confiance en attaque même si tout nous oppose : Michou aime le PSG, Gigi aime les Verts, Michou aime les yorkshires, Gigi les labradors, Michou est un attaquant pivot, Gigi est un fin dribbleur, Gigi aime trouver une excuse  pour aller en soirée, Michou aime trouver une excuse pour rester chez lui…Je pourrais vous en citer des dizaines. Malgré tout je suis convaincu que notre entente cette saison sera un énorme atout pour l’équipe !  Je crois que chacun a appris à reconnaître le talent de l’autre, surtout lui.

 

 

GDLC : Vous évoquez le problème des taupes, un point commun avec l’équipe de France…Et l’affaire du bus en Ardèche ?

Gigi : C’est un sujet qui restera en interne au groupe comme le Président aurait pu finir en interne au sponsor. Ce que je peux en dire, c’est que Maxillaire aura été un super pilote…

Ce voyage en Ardèche aura permis de resserrer les liens, je tiens d’ailleurs à remercier Néné qui nous a gentiment prêté sa maison de campagne en toile...même si je soupçonne ce fumier d’avoir volontairement oublié de mettre la notice de montage dans le sac. Jean Fouis Louillet coupant volontairement son portable lorsqu’il fait du caravaning, nous avons du nous débrouiller seuls et dormir finalement à même le sol.

 

GDLC : Votre périple Ardéchois a d’ailleurs failli finir de manière dramatique avec la perte du Président, racontez nous.

 

Gigi : De toute évidence, cette perte aurait autant pourri l’ambiance qu’elle m’aurait rapproché de la présidence. Il nous a fallu un peu de temps avant de constater son absence lors de la deuxième soirée votive. Toutes les hypothèses étaient alors envisagées pour justifier son absence : « il est probablement parti à la recherche de nouvelles recrues» diront certains, « il ne s’est pas remis de la bringue de la veille et est parti se coucher » diront d’autres ! Mais bon sang, ça n’avait aucun sens ! le Président n’a jamais loupé une bringue pour cause de fatigue, et s’il était parti pour recruter il m’aurait transféré avant. Nous avons alors mis en place un plan pour le retrouver mais  au moment de partir à sa recherche les ardéchois ont commencé à nous payer des tournées de marquisette…

Nous apprendrons le lendemain qu’il aura marché six heures avant de ne jamais trouver la sortie du camping. En homme intelligent il ne prendra pas le risque de passer par le bois, de peur de s’y perdre...il aurait pourtant trouvé la sortie juste derrière…

 

GDLC : Revenons sur le football, que peut-on vous souhaiter pour la saison prochaine?

 

Gigi : De faire les choses dans l’ordre tout d’abord, premièrement récupérer le trophée de Costaud d’or de la saison, titre qui m’était promis un soir de quart de finale de coupe du Rhône. Deuxièmement, faire beaucoup de passes a Michou pour faire taire les mauvaises langues. Gagner des titres, et bien sur, récupérer une place au sein du staff.

 

C’était Gigi, en direct de Lyon et du mois d’aout


Pascale Gourmande

vendredi, 13 août 2010

Julien : "Il faut me laisser une chance"

JUKIPU.JPGSuite de notre saga de l'été avec les recrues du FCC. Aujourd'hui : Julien, un jeune attaquant qui arrive sur la pointe des pieds.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le FC Costauds?

J’ai eu l’occasion de voir jouer le FCC et de faire une petite troisième mi-temps. J’ai apprécié la bonne ambiance et l’entente entre les Costauds.

Pensez-vous mériter de porter les couleurs de ce club mythique?

Je pense que oui, mais pour cela il faut me laisser une chance de convaincre les supporters ainsi que le président.

Qu'est ce qu'un Costaud selon vous?

Une personne pas comme tout le monde, beaucoup plus posée, joviale. Un sportif qui aime surtout faire la fête et s'amuser.

Quelles sont vos ambitions?

M'intégrer rapidement au sein du groupe, faire connaissance avec tous mes coéquipiers ainsi que le staff. J’aimerais bien emmener le club là où il a échoué la saison dernière c'est-à-dire gagner la coupe du Rhône

Un mot, une anecdote sur le Président Pilou?

Je n’ai pas d’anecdote mais j’ai eu l’occasion de le rencontrer et on peut dire qu'il est à l’image de son club, de son équipe et du staff, il a beaucoup de mérite. Etre Président ce n’est pas facile avec la pression des médias et tout le reste, vraiment je lui tire mon chapeau.

 

Julien PINEDO

"JUKIPU"

21 ans- 1m82 -73 kg

Attaquant

Clubs précédents : FC DOMTAC

Principales qualités : rapide, bonne vision du jeu, et précis

Principaux défauts : Je vous laisserai m’en trouver, ou voir avec DISCIPLE

Votre devise : "Jouer pour se faire plaisir, et si la victoire est au bout tant mieux."

mercredi, 11 août 2010

L'incroyable fiancé veut voir la vie en rose

l'incroyable fiancé.jpgAlors que le mercato touche bientôt à sa fin, FC Costauds.fr vous fait découvrir ceux qui ont décidé de rejoindre le mythique club rose et noir cet été.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le FC Costauds?

J’ai choisi de rejoindre le FC Costauds parce que c'est plus qu’un club. Quand on voit l'ambiance qui régnait lors de la finale de coupe du Rhône, cela donne envie de chausser les crampons. Y'a de la rigolade, puis des trophées à gagner cette année !!!

Pensez-vous mériter de porter les couleurs de ce club mythique?

Cela sera tout d’abord un honneur de porter ce maillot. Je vais faire en sorte de montrer, sur le terrain comme en dehors que je mérite de porter les couleurs mythiques rose et noir.

Qu'est ce qu'un Costaud selon vous?

Tout d’abord n'est pas Costaud qui veut !!! C est une philosophie de vie, une passion : Voir la vie en rose, rigoler, faire la bringue, jouer au foot.

Quelles sont vos ambitions?

À titre personnel, m'intégrer le plus rapidement possible, et répondre présent à chaque fois que Coach Pich fera appel à moi. Etre impliqué dans la vie du club. Cela serait bien d'accrocher un trophée en fin de saison pour écrire une première ligne au palmarès du club.

Un mot, une anecdote sur le Président Pilou?

Ahhh le Président Pilou, c'est mes premières grosses soirées quand je suis arrivé dans la région lyonnaise. Des pichets de bière à l’Oxxo, une perte de mémoire au Lavandou après avoir croisé Chris Waddle.

 

Damien BOSSETTI

"L’Incroyable Fiancé"

28 ans – 1m80 – 90kg

Gardien de but

Clubs précédents : Ast Moutiers (73), As Bozel (73), FC Limonest

Principales qualités : Sociable, Ambitieux, Fêtard

Principaux défauts : Susceptible

Devise : "Fais n’importe quoi, mais tires en de la joie !!"

vendredi, 06 août 2010

Pilou trace la voie

Pilou.JPGLe Président du FC Costauds est ambitieux à l'aube d'une nouvelle saison. Il veut le titre mais ne veut surtout pas perdre l'esprit si particulier de son club. Le mercato, ses relations avec le Banquier, ses ambitions, Pilou n'élude aucune question.


Président, à quelques semaines de la reprise, pouvez-vous nous annoncer officiellement les objectifs du FC Costauds?
L'objectif que nous avons fixé avec mon staff est simple et clairement défini: après une saison d'apprentissage, nous visons le titre. Nous avons certainement été la meilleure équipe du championnat sur la phase retour, nous sommes rodés et nous connaissons la valeur de nos adversaires, il est donc légitime de viser haut.

Quel a été votre mercato?
Le coach souhaitait étoffer l'effectif. La saison dernière nous avions un groupe de 32 joueurs, nous voudrions passer à 40. Ça peut vous paraître démesuré mais les joueurs actuels ne sont pas assez sérieux: entre ceux qui ne viennent pas parce que leur femme à un pet de travers, ceux qui sont soi-disant pris par leur boulot, ceux qui ont les anniversaires du beau père, ceux qui attendent l'électricien, ceux qui sont en voyage à Bali... nous nous sommes trop souvent retrouvés à 11 ou 12 joueurs et nous avons perdu trop de points par manque de fraîcheur physique.

Six joueurs nous ont déjà rejoint et d'autres vont suivre. Nous avons fait signer un gardien: Dam dit l'Incroyable Fiancé, deux défenseurs expérimentés: Juju et Michel et trois milieux: Flobis, Namène et Ben. Tous ces joueurs ont l'avantage de ne pas jouer en club, on pourra s'appuyer sur eux.
Les discussions sont bien avancées avec Edouardo, Mat et Marco qui ont joué en amical avec nous en fin de saison, ils sont bien dans l'esprit Costaud et sont de bons joueurs, à eux de montrer la volonté de nous rejoindre. Nous sommes également sur un très gros coup, mais rien n'est signé.

40 joueurs pour 15 places par match, vous ne craigniez pas que cela devienne vite ingérable?
C'est ce qu'il faut. De toute manière ceux qui se plaindront sont ceux que l'on voit très peu. J'ai un noyau dur de 9 joueurs à plus de 20 matches (sur 31) la saison dernière, les autres tournent à une quinzaine soit deux fois moins, il faut bien des joueurs pour compenser leurs absences. Beaucoup se servent du FCC pour venir jouer quand ils ont envie de taper dans le ballon par contre ils ne se soucient pas de savoir si leurs copains sont assez nombreux pour jouer le match suivant, je veux donc instaurer une concurrence qui sera saine, je vous rassure.

"Je ne veux plus de joueurs qui ne participent même pas à un repas dans la saison"

Justement, comment allez-vous trancher lorsque vous aurez plus de candidats que de places? Ce sera sans doute le cas en début de saison... D'ailleurs, qui décidera : l'entraîneur ou le président?

Il est évident que ceux qui ont joué le jeu l'an dernier seront alignés en début de saison. Pour les autres, la présence aux entraînements sera prise en compte. Le coach fera tourner l'effectif s'il y a plus de candidats que de places. Son pouvoir sera renforcé la saison prochaine mais je veillerai à ce que ses choix soient cohérents: un joueur moins doué qui est toujours là sera prioritaire par rapport à un joueur qui lui est supérieur mais qui démontre un moins bon état d'esprit. Cela ne vaut pas que pour le terrain puisque nous avons vocation à passer de bons moments ensemble, je ne veux plus de joueurs qui ne participent même pas à un repas dans la saison.

Voulez-vous dire que vous allez séparer de certains joueurs?
Je n'ai jamais mis un seul joueur à la porte depuis le début de mon mandat, ce n'est pas ma politique. J'apprécie tous mes joueurs mais je ne retiendrai personne. Les joueurs qui vont nous quitter partiront d'eux même. J'estime qu'ils sont mis dans les meilleures conditions pour jouer au foot, j'ai joué dans différents club pendant 25 ans et je m'attache à ne pas reproduire au FCC tout ce qui me dérangeait. Si mon fonctionnement ne plait pas c'est que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde.


"Nous sommes devenus un club populaire parce que nous sommes différents des autres clubs"

Outre l'effectif, quelles seront les nouveautés pour cette nouvelle saison?
Nous sommes devenus un club populaire parce que nous sommes différents des autres clubs, je veux donc continuer à cultiver cette différence. Je veux remettre la minute de rigolade d'avant match au goût du jour, je veux également que nous progression au niveau de notre image, que nous insistions sur le fair play. Nous applaudirons nos adversaires et nos supporters à la fin de chaque match, je suis très attaché à la notion de respect. Notre plus belle vitrine est notre site internet, je veux aller encore plus loin avec des reportages vidéos, des articles plus variés et encore plus marrants mais la grande nouveauté sera le lancement de notre boutique en ligne en partenariat avec Tranfermania. Les maillots, polos, casquettes... seront désormais en vente.

Quand?
Le lancement aura lieu pour la soirée de présentation de notre maillot extérieur, début septembre. J'en profite pour dire qu'il faut arrêter de se foutre de la gueule des gens, nos articles seront vendus à prix coutant, les supporters ne sont pas des vaches à lait, on doit au contraire les encourager à venir nous voir et à porter nos couleurs. C'est comme la buvette, on vend de la bonne bière pour pas cher, on cherche à les mettre dans les meilleures conditions. Ce n'est pas un hasard si nous avons réuni 150 spectateurs pour la finale de coupe en mai dernier.

Personnellement, dans quel état d'esprit abordez-vous cette deuxième saison à la présidence du FCC. Avez-réellement songé à laisser votre place cet été?
La fin de saison dernière a été très éprouvante et j'ai vraiment pensé me retirer. Je n'ai pas été assez bien épaulé par mon staff, c'est pourquoi nous avons redéfini les rôles de chacun pour un meilleur fonctionnement. Tout ce qui concerne le terrain sera entre les mains du coach et l'administratif reposera sur 5 personnes au total. Je suis impatient d'attaquer cette nouvelle saison, cette redistribution des cartes va me permettre de pouvoir profiter encore plus des bons moments et surtout d'avoir la tête au football quand je suis sur le terrain ce qui a rarement été le cas jusqu'à présent.

"De mon vivant, le Banquier ne dirigera jamais ce club!"

Où en sont vos rapports avec le Banquier, souvent accusé de comploter contre vous?
On va dire que nous avons une entente cordiale mais je ne suis pas dupe, je sais très bien ce qu'il se trame dans mon dos. Savez vous qu'il a fêté son intronisation à la tête du club quand je me suis perdu (ou plutôt qu'il ma donné un mauvais itinéraire) pendant 6 heures en Ardèche? On m'a raconté qu'il a paradé dans toutes les boites de la région jusqu'au petit matin mais je suis encore là ! De mon vivant il ne dirigera jamais ce club, il sait ce qu'il lui reste à faire...

Un mot sur votre entraîneur, Pich, qui, contrairement à la saison passée, sera présent dès le début de l'exercice. Qu'attendez-vous de lui?
Déjà je tiens à féliciter Pich qui a repris l'équipe dans une situation critique et qui a su l'amener très haut. Maintenant je suis ambitieux et je lui ai donné comme objectif de rapporter au moins un trophée la saison prochaine. Au niveau technique et tactique j'ai entièrement confiance en lui, c'est au niveau de la gestion des joueurs que j'attends plus, je veux qu'il s'impose, qu'il devienne un patron. Il aura carte blanche pour décider de la tactique et du onze de départ, il va donc devoir gérer les égos, à lui de se faire respecter. Les joueurs doivent savoir qu'il a toute ma confiance et que je le soutiendrai envers et contre tout, pas besoin de venir pleurer vers moi.

Quand reprend la saison?
Nous reprenons la semaine du 20 septembre. Nous avons prévu une grosse préparation physique pour bien démarrer le championnat avec 3 jours de stage en Provence au cours duquel nous ferons l'ascension du mont Ventoux. Des joueurs talentueux mais en méforme récurrente comme Gigi qui ressemble plus à Carlos qu'à un footballeur ou Disciple qui malgré ses 21 ans coure aussi longtemps qu'un asthmatique devront profiter de ce stage pour avoir un semblant de condition physique. Les nombreux supporters qui viendront nous voir pour notre première sortie ont droit à une équipe de foot, je veillerai à ce que ce soit le cas.

mardi, 27 juillet 2010

Michou "les recrues doivent savoir qu'avant centre c'est pris"

Au Capot, un soir de demie finale de coupe du monde après quelques verres, Michou revient sur la saison écoulée. Inefficace en début de saison avant de se montrer indispensable, le meilleur buteur du FC Costauds nous livre ses impressions sur le poste d’attaquant, nous parle de la concurrence et de ses ambitions. Un entretien passionnant :

 

Michou.JPGMichou, comment jugez vous votre saison avec le titre de meilleur buteur à la clé ?

A titre collectif, c’est une très belle saison pour une 1ere, après des débuts difficiles on a su relever la tête pour finir 4e et faire une belle aventure en coupe avec malheureusement cette défaite en finale. C’est très encourageant pour la suite.

A titre personnel, j’avais des ambitions, j’avais fixé la barre très haute en annonçant 30 buts, je n’en ai mis que 12 mais d’un autre coté je suis le meilleur buteur de l’équipe, je ne cache pas que c’était une ambition.

 

11 buts, pas 12

Pour moi c’est 12, maintenant il y a débat si vous le souhaitez. J’ai traversé des moments très difficiles et je suis fier d’avoir su m’en relever.

 

Vous avez fait 5 mois médiocres comment l’expliquez vous ?

Alors déjà je suis conscient de mes limites, je ne suis pas un Ronaldo, je ne suis pas capable de marquer dans une équipe qui n’est pas forte ou qui est dominée. Moi je suis un Miroslav Klose, un JPP, je finis le travail de mon équipe donc si mon équipe domine alors oui je peux marquer.

 

Mais Papin a toujours mis 30 buts par saison comme vous l’aviez annoncé :

Oui mais dans une équipe qui dominait, j’aurais aimé voir Papin dans une équipe beaucoup plus faible. Ceci étant, dans cette 1ere partie de saison j’avais aussi de grosses difficultés visuelles et force est de constater qu’avant mon opération : 0 but et après 12 buts.

 

11 buts…

12 ! mais pour moi je pense que le raccourcis peut être fait. J’ai aussi eu un petit peu de mal à m’adapter au niveau et j’ai traversé une période de doute comme tout buteur et quand ça ne sourit pas.

 

Avez-vous songé à arrêter votre carrière ou à retourner dans la cage?

Non, moi je n’y ai jamais pensé par contre je me suis vu très très mal quand le coach a commencé à m’en parler et là je me suis dit mais c’est pas vrai tu voulais jouer attaquant et on va te remettre dans la cage et là j’ai douté. Heureusement j’ai su sortir de ma boite.

 

Heureusement aussi que vous n’avez pas été bon dans la cage !

Non, parce que ce match a Rillieux où je joue dans la cage intervient après 2 buts consécutifs, je pense que le coach s’est servi de ça comme une menace et ça m’a reboosté.

Quel a été le déclic pour que vous vous mettiez à enchainer les buts ?

Le déclic ce n’est pas mon 1er but, c’est un match face à l’ASPTT où je rentre et que je fais une frappe en pivot sur le poteau, j’ai senti que non seulement je pouvais marquer mais que je pouvais aussi faire des différences dans le jeu. Ce jour là j’ai senti que j’étais capable.

 

Avez-vous douté lorsque le coach vous préférait Gros ou Gigi et que le Président avait ouvert la porte pour un départ ?

Ah non, je ne voulais surtout pas partir, je voulais m’imposer. Vous savez je l’avais entendue cette déclaration du Président mais en janvier je suis parti en Tunisie et croyez moi à 9h du matin avec des collègues nous faisions du footing sur la plage, de la piscine, il faisait 25° et là j’ai travaillé. Le soleil Tunisien m’a ressourcé et puis il y a eu cette opération de la myopie, ces 2 facteurs additionnés m’ont redu plus fort m’ont permis de prouver à tous ces gens qu’ils avaient tort et je pense y être parvenu.

 

Quelle est votre marge de progression ?

Très sincèrement ça va peut être faire rigoler des gens si j’annonce à nouveau 30 buts pour la saison prochaine mais j’en ai mis 12 en une demie saison (11 en fait) je ne vais peut être pas annoncer 30 mais je pense que je suis capable d’en mettre 25, j’ai encore une grosse marge de progression sur le plan des déplacements parce que c’était ma 1ere saison en tant qu’attaquant, ma complémentarité avec Omar peut encore être améliorée, je dois encore travailler mon jeu de tête, j’ai eu de très belles occasions de la tête lors du dernier match amical, je les ai vendangées, donc je pense qu’en étant un petit peu plus précis dans mon jeu aérien et mes déplacements je peux vraiment doubler mes statistiques.

 

Vous sentez vous installé comme titulaire ds l’équipe ?

J’espère quand même que mes 12 buts (11 en fait) m’offriront une place de titulaire en début de saison après c’est le football, bien évidemment à ce poste là la concurrence est importante, vous savez, moi je suis très attaché à mes statistiques je ne le cache pas mais le plus important c’est l’équipe, j’ai pris du plaisir à signer 3 passes décisives cette saison aussi.

 

Avec la fin de saison que vous venez d’accomplir, j’imagine que vous devez être sollicité par d’autres clubs ?

Non non, pas du tout personne ne m’a contacté, tout le monde sait que je suis l’homme d’un club, je suis très très attaché au FC Costauds. Si je termine meilleur buteur, c’est grace à tous mes copains, tous mes coéquipiers sauf Gigi qui n’a jamais su me faire une passe autant pour des problèmes techniques que moraux.

Il y a une chose que je tiens à dire quand même : un buteur ça ne vit que pour le but mais j’exècre ces buteurs qui après avoir marqué ne vont pas récompenser le passeur. Moi, vous pouvez vérifier sur les images, à chaque fois que j’ai marqué, mon 1er geste a été d’aller remercier le passeur, c’est aussi pour ça que j’estime être un attaquant généreux qui va au pressing parce que j’ai la chance d’occuper ce magnifique poste d’avant centre et la moindre des choses pour remercier mes copains qui jouent derrière, dans la cage ou en milieu de terrain, c’est de me défoncer. Je suis au bout de la chaine, j’ai la chance de marquer les buts mais je trouve que la passe décisive n’est pas assez valorisée dans ce sport

 

Vous êtes vous fixé des objectifs pour la saison prochaine ?

Je veux que le coach ne se pose pas la question de m’aligner en début de mach, je veux que le coach me sorte moins souvent. Je suis arrivé peu à peu à gagner un statut de titulaire mais je suis souvent le 1er à sortir, j’aimerai jouer 70mn par match.

 

Et à titre collectif ?

A titre collectif, je pense qu’on peut viser le titre même si la priorité du FC Costauds doit être la rigolade et la bonne humeur.

 

Le titre ?

Oui bien sûr qu’on doit viser le titre, des renforts vont arriver, on va jouer sur une belle pelouse, personnellement je pense que cette pelouse va me favoriser, j’ai joué une fois dessus, j’ai mis un triplé (un doublé en fait)

 

Vous avez la réputation d’être trouillard, avec vous peur de la concurrence ?

Non, la concurrence ne me fait pas peur tant qu’elle est saine, j’aimerai quand même, ce serait d’ailleurs le monde à l’envers, que les recrues ne soient pas prioritaires par rapport aux anciens. Les recrues qui arrivent doivent se faire toutes petites, jouer arrière gauche si on leur demande, j’en ai vu au match amical essayant de frapper dans toutes les positions, non, le buteur du FC Costauds c’est moi !

 

Jouerez-vous les prochaines finales ?

Oui, je ferai tout pour jouer les prochaines finales. Faute avouée n’est pas forcément à moitié pardonnée mais je regrette ce choix j’ai fait une erreur dans mon calendrier je n’avais pas prévu la date de cette finale, c’est une grave erreur je m’en mords les doigts, je vous promets, ça vaut ce que ça vaut, je comprendrais qu’on ne me croie pas, que je ne raterai plus jamais une finale de ma vie.

 

Pouvez vous donner des conseils aux futures recrues pour qu’elles connaissent votre réussite sans passer par des moments aussi difficile que ceux que vous avez vécus ?

Le conseil pour bien s’adapter au FC Costauds c’est de s’adapter d’abord à la mentalité du FC Costauds, c'est-à-dire à laver les maillots, servir à la buvette, faire les efforts pour jouer à différents postes, qu’ils comprennent qu’au FCC on vient pour aider l’équipe. Ils doivent savoir qu’avant centre c’est pris !

 

Qu’ils mettent d’abord 11 buts comme vous !

Oui enfin plutôt 10, si chaque recrue met 10 buts on sera tous très heureux.

 

Le Vilain a le meilleur ratio temps de jeu/but et son but face à Gobillot a remporté l’oscar du plus beau but de la saison, est il un concurrent ?

Non, le Vilain n’est pas un concurrent, j’ai longtemps réclamé, en vain, être associé à Brett l’an dernier et je crois que ce n’est jamais arrivé et j’aimerai vraiment être associé au Vilain. Je pense que notre jeu est complémentaire mais je préfèrerai quand même être associé à Brett,  je crois fermement à notre duo travaillé dans les cours primaires, dans nos jardins respectifs petits.

 

Si le coach vous enlève les 2 autres Lahrèche et que vous deveniez de ce fait le seul Lahrèche de l’équipe, aurez vous la même réussite ?

Là aussi, je veux combattre une idée reçue, les gens disent Omar ne joue que pour Michou mais il faut savoir que cette saison Omar ne m’a fait que 3 passes décisives même s’il est vrai qu’on se trouve les yeux fermés. Je trouve d’ailleurs qu’Omar aurait pu, et je ne voudrais surtout pas le fâcher, me faire marquer plus de buts s’il avait été un peu plus collectif dans les 16.50m.

D’ailleurs quand quelqu’un frappe à la cage, il y a toujours quelqu’un pour dire j’étais mieux placé. Quand je frappe, j’exècre cette remarque mais quand c’est un autre qui frappe j’exècre le fait qu’il ait frappé parce que j’étais là.

lundi, 14 juin 2010

Néné : "Mes enfants pleuraient"

Néné.JPG

Les plus jeunes ignorent qu'il a un jour marqué un but de sa propre cage... Néné, 44 printemps, est depuis peu l'emblématique gardien du  FC Costauds.

Néné, vous avez récemment rejoint le FC Costauds, êtes-vous satisfait de ce choix?

Oui, je suis content de mes premiers matchs mais je suis passé au travers lors de finale. C'est comme ça... À mon âge, on se pose peut-être un peu trop de questions. J'essaierai de faire mieux la saison prochaine, si le club veut encore de moi.

 Vous souhaitez donc poursuivre l'aventure?

J'aimerais bien jouer encore un an. Finir à 45 ans, ce serait bien.

Qu'est ce qui vous plaît au FCC?

Ce que j'aime, c'est côtoyer des joueurs que j'ai connu alors qu'ils étaient gamins à Limonest. L'ambiance est terrible. J'ai connu lors de la finale l'un des plus beaux moments de ma carrière. Tout ce monde en rose, c'était le summum! Mes enfants pleuraient, je peux le dire!

Quelle autre question pourrait-on vous poser?

Demandez-moi ce que je pense du Président! J'ai entendu dire qu'il voulait démissionner, je pense que c'est une mauvaise idée, il devrait continuer. C'est quelqu'un que j'ai quand même un peu formé, je peux dire que je lui ai même sauvé la vie plusieurs fois. Il y a une dizaine d'années, quelqu'un lui avait pronostiqué une mort violente dans un caniveau. Finalement, tout s'est bien passé pour lui : il est encore là, il a deux enfants, personne ne l'aurait cru! C'est incroyable.

Êtes-vous déterminé à débuter la prochaine saison comme titulaire?

Je vais discuter avec le Président. J'ai été contacté par les internes de Milan et par les céréaliers de Madrid mais je crois que je vais quand même rester au FC Costauds.

mercredi, 02 juin 2010

Seb "les joueurs m'ont fait honneur"

 

Seb.jpgSeb, joueur cadre du FC Costauds n'a pu disputer la finale de la coupe du Rhône la faute à une vilain blessure à la cheville contractée il y a maintenant 1 mois. Malgré la défaite, le milieu du FCC est fier de ses coéquipiers qui ont montré une bonne image du club devant ses supporters.

Seb, vous étiez blessé lors de la finale, ça a été dur de suivre le match des tribunes ?

 

Oui, en effet, j'ai ressenti beaucoup d'émotion, pas seulement pendant le match, mais aussi avant, en rejoignant le groupe qui se préparait dans un lieu idéal et discret, à l'abri des médias, très sérieusement d'ailleurs, je tiens à le souligner. Savoir que je n'allais porter que le polo rose, plutôt que de mouiller le maillot rose et noir sur le terrain a été difficile à accepter.

Voir tout cet engouement pour cet événement me faisait monter l'adrénaline, j'étais déçu de n'être que simple spectateur plutôt qu'acteur, de ne rien pouvoir faire pour aider mon équipe sur le terrain, simplement les encourager...

 

Qu'avez-vous pensé de la prestation de vos co-équipiers ?

 

En toute sincérité, je suis fier d'avoir vu cette équipe retrousser les manches (même si elles sont déjà courtes), après ce début de match catastrophique !

Je pense qu'on va se rappeler de ce début de rencontre pendant un long moment, ensuite on a eu un manque de réussite, avec un poteau, un arbitre totalement dépassé qui ferait mieux de revoir les règles du football !

Mais l'équipe a su réagir, et a même dominé son adversaire tout au long de la fin de match, je tiens à remercier les joueurs qui m'ont fait honneur en portant se maillot dignement !

 

Le public a-t-il été à la hauteur ?

 

Comme son équipe était favorite, le public a été plutôt calme en début de match, ensuite les Bad Costaud sont arrivés, et le match s'est enflammé, mais il manquait, un certain MM, un supporter qui fait du bruit !!!

 

Qu'a-t-il manqué au FCC pour l'emporter ?

 

Certains joueurs, sont venus me voir a la fin du match, en me disant : « avec toi on aurait gagné », c'est touchant, mais je ne le pense pas !

C'est un vrai groupe le FC Costaud, c'est pas un joueur qui fait l'équipe, mais une équipe qui fait un groupe de joueur !

Le facteur qui a le plus manqué, c'est l'expérience !!!

 

Comment évolue votre blessure ?

 

Pas très bien, on parle même d'opération probable,

Bref...

 

Vous serez toujours rose et noir la saison prochaine ?

 

Pas sur !!! Si le FC Costaud change de couleurs ! (rires)

Sincèrement, je ne sais pas quand je vais pouvoir reprendre, octobre, novembre, tout est flou !

Et il faut voir avec le président, le coach, s'ils veulent me conserver dans l'effectif...

 

La blessure de Seb ne l'a pas empèché de donner de la voix à la buvette:

jeudi, 27 mai 2010

Omar : "Je suis encore vierge"

Omar.JPG

Joueur de niveau international, il est l'atout majeur du FC Costauds. Et Omar compte bien sur cette finale de la Coupe du Rhône contre Quincieux (samedi 18H à Saint-Germain) pour inscrire une première ligne à son palmarès.

Omar, vous êtes arrivé en cours de saison, pourquoi avoir choisi de vous engager avec le FC Costauds?

J'ai entendu parler d'une bonne équipe de copains qui produisait du beau jeu, entraînée par mon frère. Je suis venu voir et je n'ai pas été déçu.

Que fait un joueur de votre talent dans ce championnat FSGT?

Je prends énormément, énormément de plaisir, surtout avec cette équipe. C'est un retour aux sources, au vrai football, au plaisir avant tout.

Vous êtes considéré comme la "star" de l'équipe, ressentez-vous une certaine pression?

Non, la "star" de l'équipe au FC Costauds, c'est Michou, notre attaquant magique. Sans oublier Gigi- la personne qui fait 200 kg mais qui possède un sacré coup de reins, Banquier et tous les autres.

Vous avez récemment inscrit un quadruplé en championnat, est-ce le souvenir majeur de votre carrière?

J'ai eu beaucoup de chances, j'ai été gavé en caviars par mes partenaires. C'est vrai, c'était une belle journée pour moi.

Quel est votre palmarès?

J'espère gagner mon premier titre avec le FC Costauds en soulevant la Coupe du Rhône. Ce serait une belle, belle ligne à mon palmarès. Je suis encore vierge, je dois déflorer mon palmarès.

Comment gère-t-on le fait d'être entraîné par son frère?

On me dit souvent que je bénéficie de piston mais je me défonce d'autant plus pour faire taire cette remarque.

On vous reproche aussi de ne jouer que pour Michou...

C'est vrai, mais quel régal de lui mettre des ballons en profondeur et de le voir faire trembler les filets!

Comment voyez-vous cette finale?

D'abord comme une belle fête. Nos gars sont très concentrés et concernés par ce match, même s'ils vont sans doute boire quelques coups avant le match. J'essaie d'apporter un peu de sérieux, notamment dans les échauffements. Mes collègues ont l'air d'apprécier et c'est tant mieux.

On dit des finales qu'elles basculent grâce aux grands joueurs, est-ce un match pour vous?

Pour moi mais surtout pour toute l'équipe. Mon plus grand regret, c'est l'absence de mon coéquipier à la pointe de l'attaque, je serai orphelin. Mais j'aurai le Gros, mon petit frère, Banquier, Pilou...

La saison prochaine, le Président Pilou attend que vous ne deveniez qu'un joueur du FC Costauds, sans avoir un autre contrat ailleurs...

Déjà, le Président m'a fait deux chèques et ils étaient en bois tous les deux! On renégociera après la finale.

 

À la volée...

En marge de notre entretien, Omar s'est également prêté au jeu des questions décalées...

Un match de légende? France-Italie, en finale de l'Euro 2000 (2-1, but en or).

Un joueur? Zidane. Pour son coup de tête. En finale de la Coupe du Monde 98 bien sûr.

Un stade? Le stade de Balmont à La Duchère.

Un but? Mon quatrième but avec le FC Costauds contre Philips, de la tête, qui nous permettait d'égaliser dans les dernières minutes (4-4).

Le but que vous rêvez de marquer? Un ciseau dans la surface.

Un acteur? Robert De Niro.

Un film? Les Evadés.

Une chanson? Aïcha.

Un plat? Le couscous.

Un restaurant? L'Argenson.

Une boîte de nuit ou un bar? Le Ryad.

Une personne célèbre? Julien Huët! (Rires)

Un musée? Le futur siège du FC Costauds rempli de coupes!

Mer ou montagne? Mer.

Cinéma ou théâtre? Cinéma.

Ski ou surf? Surf, bien sûr.

Rollers ou skate-board? Roller.

Friends ou Beverly Hills? (Emu) Ah, Beverly Hills.

PMU ou Loto Foot? Loto Foot, avec les bons conseils de "Maldini", Youssef.

Le Juste Prix ou les Z'amours? Le Juste Prix.

Milan ou Inter? Inter.

Chelsea ou Manchester? Chelsea.

Zidane ou Platini? C'est dur, c'est dur. Platini.

Vous avez répondu Zidane tout à l'heure quand nous vous avons demandé quel joueur vous avait marqué!? Zidane m'a marqué mais, en fait, le joueur qui est en train de me marquer en ce moment, c'est mon Michou à la pointe de l'attaque. Voilà trois mois que je suis arrivé et je l'ai vu progresser : il a maintenant la classe d'un grand, grand joueur.

 

dimanche, 16 mai 2010

Le Vilain n'avait qu'un but

 

Il lui a fallu du temps, mais il y est arrivé ! Des années entières de frustration pour ce joueur sorti de nulle part pour finalement arriver à la lumière sous le maillot du FC Costauds. Retour sur la carrière du Vilain, un tunnel plus long que le Mont-Blanc !

 

Les premiers pas dans les cours d'école

 

41+C0W+qUnL._SL500_AA300_.jpgLa rencontre du Vilain avec le ballon rond s'effectue, comme pour tous les enfants, dans les cours de récréation du primaire, au début des années 90. Sur un terrain en pente et avec des platanes, d'un côté, et des pulls, de l'autre, pour faire les buts. Le Vilain finit par trouver sa place sur le terrain : ce sera gardien. Un petit miracle pour cet enfant déjà handicapé pour le sport, mais il trouvera le moyen de mettre fin au rêve tout seul, comme un grand (qu'il aimerait alors bien être) : sur un tir adverse, le Vilain se troue, parce qu'il regardait ailleurs à ce moment-là... On ne le reverra plus dans la cage ! La suite du primaire ne sera qu'un long calvaire qu'il résume ainsi : « Je me souviens juste d'un match au gymnase où le ballon avait tapé deux fois le poteau sous mon nez sans que je ne puisse le pousser au fond pour marquer ». Prémonitoire de ce qui allait suivre...

 

Le collège pas foot foot foot

 

Vilain 1.jpgArrive l'heure du collège et du changement d'école pour celui qui n'est pas encore appelé le Vilain, mais qui gagne cependant rapidement une réputation de vilain petit canard dans toutes les cours de récré qu'il côtoie. Nous sommes dans la deuxième moitié des années 90, et le Vilain se retrouve dans un établissement où le foot ne se pratique pas à la récré. Les rares jours de football, le Vilain est systématiquement choisi en dernier au « on déguille », ce qui lui vaut de jouer assez régulièrement dans la cage, poste auquel il ira jusqu'à obtenir les félicitations du pion lors de la rencontre de fin d'année de sa classe de 6ème.

Hélas, le destin bascule à son entrée en 4ème... Le Vilain s'est mis en tête de pratiquer le ballon en club, et s'inscrit en moins de 15 ans au FC Limonest. Il est l'heure pour lui de choisir un poste : après avoir réfléchi sur son poids (aussi bedonnant à l'époque qu'un Gigi aujourd'hui), et sur son peu d'attrait pour la cage, il choisit attaquant, « un poste où on ne court pas beaucoup et où on peut marquer des buts ! ». Du jour au lendemain, cela devient une obsession pour lui : marquer, marquer, marquer !

Mais le destin est ce qu'il est : le Vilain tiendra 3 mois (et 2 ou 3 bouts de match) avant de laisser tomber le foot en club. 10 ans plus tard, il se souvient : « Très vite, au club, les coéquipiers se sont arrêtés de me faire la passe à l'entrainement, j'entends encore le coach sortir un jour : « Pourquoi vous ne lui avez pas donné le ballon ce soir, il était toujours tout seul ! ». Dans la cour de récré, on me raillait aussi pour avoir ce niveau au foot alors que j'en faisais en club. J'ai fini par tout lâcher. Cette période a nui à ma montée en puissance, j'en ai retenu que le foot pouvait être un monde cruel, notamment pour ceux qui ne savent pas y jouer ! ».

 

L'entrainement commando et les premiers buts

 

Vilain 2.jpgLe lycée débute, toujours dans le même établissement (la stratégie de l'échec...), dans lequel le Vilain ne touchera à nouveau pratiquement pas le ballon avec ses camarades de classe pendant deux années entières. Qu'importe, déterminé à devenir un footballeur, un vrai, il s'achète un ballon et s'entrainera dans son jardin pendant ce temps-là. Un ballon, deux poteaux en bois, et un joueur : les parties ne sont pas vraiment endiablées, mais elles seront profitables. « Mon école était en ville et j'habitais en périphérie, je n'avais donc pas souvent l'occasion de jouer avec les copains (de toute façon je n'en avais pas !). Pendant 2-3 ans, j'ai donc joué tout seul : des frappes de 25 mètres environ, de volée, sur coup-franc (avec des chaises de jardin pour faire le mur !). Le but était de frapper toujours plus vite et plus fort, tout en conservant une bonne précision. De cet entrainement, je conserve cette capacité à parfois mettre des buts d'anthologie, car tout seul chez moi, j'osais tirer dans n'importe quelle position. »

Mais le tableau n'est pas aussi rose qu'il tente, en vain, de nous le faire croire : le Vilain reste un joueur incapable de contrôler proprement un ballon et de jouer face à un adversaire (« le foot, c'est beaucoup plus simple tout seul dans son jardin, tout le monde vous le dira mais personne n'a jamais pensé à le réformer en conséquence ! »)... Il le découvre en terminale, dans une classe où ça joue enfin régulièrement au ballon : s'il y met plusieurs buts, souvent à bout portant (« ma position de prédilection »), il reste un joueur médiocre qu'on ne va chercher que pour finir une action. Un de ses partenaire de l'époque, le Joker, témoigne : « Le Vilain, un attaquant ? Je me souviens effectivement de son zèle pour aller sur la cour d'école à la place de la philo, mais bon, vu qu'il restait le match entier posté devant la cage à discuter, je pensais qu'il était plus intéressé par le gardien adverse que par nos parties. On profitait cependant utilement de sa position stratégique comme troisième poteau pour tromper l'adversaire ».

 

Les années fac

 

Vilain 3.jpgLe bac en poche, le Vilain choisit de s'établir à nouveau en école, pour deux ans. Sur des terrains de hand, il commence à s'acclimater petit à petit au jeu avec des adversaires en face, et aux tâches défensives requises dans un 5 contre 5 (« personnellement, je n'en vois pas l'intérêt. Comme dirait le père de Michou, ce n'est pas comme ça que je vais marquer des buts ! M'éloigner par moments des buts adverses, ça a été comme une deuxième coupure de cordon ombilical »). Le tournoi de l'école sera l'occasion de le voir à l'œuvre : 4 matchs, 0 but. Il finira, comme toujours, dans la cage, où sa prestation lui vaudra de gagner sa place pour la fin du tournoi... en tribunes !

Puis vient la fac, dans le même temps le Vilain y renoue avec le FC Limonest, où il intègre l'équipe senior 3, pour deux saisons. Au début de chacune de celles-ci, Coach Jean-Mi le prendra à part, pour lui expliquer qu'il ne jouerait pas beaucoup de matchs, à la grande incompréhension du Vilain : « j'étais le meilleur espoir du club quand même ! Je ne mens pas, regardez les cartes d'identité, c'était moi le plus jeune ! Mais Jean-Mi a au moins eu le mérite d'avoir toujours tenu sa parole : je n'ai pas souvent joué ! ». Et c'est peu de le dire : 2 saisons pour 7 bouts de match (dont 3 à Saint-Cyr) et un temps de jeu cumulé de l'ordre de 135 minutes, soit 3 mi-temps... Il faut dire qu'il découvre un football qu'il n'a encore jamais pratiqué : un football à 11 contre 11 sur terrain de 100m de long. Il mettra une saison entière à tenter de comprendre les bases du placement et des appels de balle...

Bien évidemment, ce n'est pas au FCL que le Vilain marquera le moindre but («Je signale qu'avec zéro tir en match, je peux aussi dire que je suis le seul attaquant du club à ne pas avoir raté la moindre frappe ! »). Mais il y gagnera la considération de certains de ses coéquipiers, comme Cani, un joueur qui a joué à un haut niveau (« c'était un régal de s'entrainer avec lui ! Dès que je touchais le ballon, il me disait de frapper, même à 35 mètres. Bon, ça partait à 10 mètres du but, évidemment, mais il me félicitait quand même. Lui, il avait compris qui j'étais ! »), et d'un groupe de 3-4 joueurs qui militera toute la deuxième saison auprès du coach pour qu'il joue plus souvent (« ça m'a touché, ça ne m'était jamais arrivé avant puisque personne ne me parlait jamais. Ca n'a pas porté ses fruits, mais on sait bien pourquoi : à ce niveau-là, tout est politique... »). Il y gagne même son premier titre, au cours de sa deuxième saison : celui de Buvette d'Or du club, à égalité avec un Pilou pas encore Président. Cela aura sans nul doute joué un rôle dans la suite de sa carrière...

 

Le sentier de la gloire

 

FCC Gobillot 010.JPGLâché dans la vie professionnelle comme un Gigi dans un magasin de porcelaine, le Vilain s'égare et se retrouve à Paris. Il tente d'y renouer avec le football, à l'AS Paris 7, un échec d'après ce qu'il nous dit : « J'ai fait 3 entrainements là-bas avant de comprendre : les gars passaient leur temps à courir: 4 kilomètres dès la reprise, et on m'avait promis que ça augmenterait avec le temps... Eh oh, je suis là pour marquer des buts, pas pour faire le marathon de Paris ! Le pire, c'est qu'une fois qu'on a touché le ballon, j'étais largement de leur niveau, c'est vous dire le ridicule de la situation ! J'ai finalement arrêté quand j'ai vu qu'il n'y avait pas de buvette ». Le Vilain ne portera jamais le maillot du club (« je ne sais même pas de quelle couleur il était ! »)...

Après une année de chômage footballistique sa carrière rebondit finalement du côté de l'Ardèche en juin 2009: le Vilain y découvre enfin son deuxième maillot, celui du FC Costauds, où il est titulaire pour le premier match de l'histoire du club. Il sortira après... 3 minutes de jeu, avant de revenir en fin de match pour une prestation qui rentrera dans les annales : il obtient un 0/10 le lendemain dans l'Equipe !

6 mois plus tard, il renoue avec la compétition, pour son premier match officiel depuis... 4 ans ! Une prestation qui ne passera pas inaperçue, puisqu'il obtient cette fois des commentaires élogieux et un 7/10 : « je suis bien rentré dans mon match, et j'ai ensuite su le rester tout le temps que j'ai passé sur la pelouse... 5 minutes... ». Le destin est en route, plus rien ne peut l'arrêter ! 4 jours plus tard, le Vilain est de nouveau présent, et même titulaire ! Mais 15 minutes suffiront à le pousser sur le banc, vu qu'il ne trouve pas sa vitesse de croisière en ce début de match. Le score étant favorable (3-1), il regagne le terrain à 10 minutes de la fin. Et 3 minutes plus tard, sur un gros débordement et un excellent centre d'Omar, il pousse le ballon dans les filets... à bout portant ! « C'était le premier match de mon histoire à domicile, au FCL j'avais toujours joué à l'extérieur, sans doute fallait-il ne pas montrer ça aux spectateurs vu l'argent investi dans le club  par la mairie ! Bref, premier match à domicile, première frappe, premier but ! J'ai hésité un moment à arrêter ma carrière là-dessus d'ailleurs... T'imagines ? Personne ne pourrait jamais faire mieux ! ».

 

Plus de 20 ans d'échecs en tout genre pour en arriver à ce premier but en match officiel : à 25 ans, le Vilain s'est enfin mis sur les bons rails, et la peur de dérailler ne semble pas l'effrayer : « Je l'ai toujours dit que je serais un grand attaquant, et aujourd'hui les résultats sont là ! Je n'ai jamais douté de moi, je savais que j'étais de la race des grands buteurs ! Aujourd'hui, j'ai reçu une proposition de l'AC Milan, ils me veulent parce qu'il parait que leur attaquant est pataud. Mais je n'irai pas, seul le FC Costauds a cru en moi il y a un an quand j'étais au point mort, mes buts, je les garde pour ce club ! ».

 

Toutes les notes